Bénisterie 3 - Le "bamboulisme" dans ses rapports avec l'inconscient

Publié le par Properce

BENISTIEREN HEISST BAMBOULIEREN
(Documentation de départ : Afrik.com)

1) Interview du 15 mars 2005

Afrik.com : Supprimer le bilinguisme pour supprimer la délinquance... ?

Bénisti : ... En ce qui concerne la langue, le jeune ne doit toutefois pas perdre de vue ses origines et son dialecte maternel, comme l’arabe par exemple ou le “ gambara ” (regardant sa collaboratrice), comment dit-on déjà ? Cependant, et j’insiste sur ce point, son apprentissage ne doit se faire qu’à partir de 12 ans, lorsque l’on est sûr que le jeune maîtrise parfaitement notre langue, le français.

Afrik.com : Vous voulez certainement parler du bambara, Monsieur Bénisti ...


2) Droit de réponse du  jeudi 7 avril 2005

Bénisti : Il est mis l’accent sur un prétendu lapsus selon lequel j’aurais dit « bamboula » pour parler du « bambara ». Ce lapsus je le réfute et il n’engage que le journaliste qui l’a écrit. Toutefois ses conséquences sont graves et laissent à supposer que je fustige certaines communautés en les dénigrant : c’est encore faux.

3) Esquisse d'interprétation

Fait 1 : le journal rapporte le terme "gambara"

Fait 2 : Bénisti rapporte un "prétendu" lapsus : "bamboula"

Bénisti fait, donc, un lapsus sur son propre lapsus : c'est la "bamboula" dans sa tête. Peut-être qu'en regardant sa collaboratrice, il a dit réellement "gambara" à cause des gambettes. Peu importe.

Une seule chose est certaine, c'est lui qui parle de bamboula, pas l'interwiever, ni la collaboratrice. Il s'agit donc d'une dénégation (Verneinung) : à différencer d'une négation, dont Freud dit qu'elle n'existe pas dans l'inconscient. Par exemple : je me couche sur un divan et je dis : "non, Bénisti n'est pas ma tête de turc". Mon psy aurait raison de rétorquer : "Tiens, mais je ne vous l'ai pas fait dire". Et voilà le Bénisti et la tête de turc, en plein face-à face dans mon inconscient.

Ainsi donc, en disant "je n'ai pas dit bamboula", il montre qu'il ne pense qu'à la bamboula, court-cuitant ainsi la seule chose qui soit réellement existante pour tout le monde : la langue bambara, si l'on veut la nommer correctement

Hypothèse interprétative, acheté au Franprix de Villiers : quand il était petit, il buvait du chocolat en apprenant à lire sur le paquet de "Banania". Il associe le nègre qui dit "Y' a bon" à quelque chose de festif (puisque c'est une acception du terme bamboula en français). Ca suggère un "autre" en voie d'interdit , mais en voie seulement : j'ai accès au chocolat, mais son signifiant est une tête de nègre (du reste : y'a bon gâteau). Le nom du père (la réclame), vient se substituer au désir de la mère (le chocolat) - la suite est censurée par le commissaire politique de la rubrique.

Hypothèse plus politique : L'UMP, héritant de l'imaginaire français du colonialisme, est un parti qui appelle (à peine secrètement) à la vengeance de masse (
dans la rue, les écoles, les postes ..., mais avec les moyens de l'Etat) sur les indépendances. La chasse aux sans-papiers est le signe d'une dette ambigüe que des enfants décomplexés et sans pudeur payent à leurs pères qui ont tout perdu : l'honneur, et les dividendes des comptoirs coloniaux. Il s'agit d'oublier par la gesticulation vers l'étranger le plus proche, avec l'insolence  du bistrotier le plus pétainiste, avec l'inculture obligatoire qui accompagne toutes les ambiance de milice, le secret de famille : savoir que ce sont les peuples vietnamien, algérien ou d'Afrique occidentale, qui ont fondé, et presque directement, la Vème république. Le gaullisme de l'UMP est le pétainisme des temps présents, avec les mots du jour : intégration, insertion. Il est au gaullisme ce que les tondeurs de femmes étaient à la Résistance : derniers venus, premiers servis,  la bêtise et la cruauté publiques en guise de courage. La bamboula.

4) Notes et hypothèses complémentaires

Joue-t-on aux boules, Villiers-sur-Marne, dans un square, entourés de bancs ? Le cochonnet est-il noir ?

La tombola de Villiers aurait été gagnée par un sans-papier de Bangabanga.

La tribu Ka (récemment dissoute), n'a-t-elle pas des clandestins répérés sur sa commune, et qu'il voudrait "black"-bouler ?

D'ailleurs dans une boîte de nuit à Villiers, il s'est dit, en faisant la fête : Mon petit Béni, tu tiens le bon bout là. Et là où le bon bout était, Bénisti doit advenir. (Wo der gute Stück war, soll Bénisti werden).

(Histoire entendue entre 0 et 3 ans) Quelqu'un dans sa famille, a peut-être été en Indochine, avec un tirailleur sénégalais qui aurait dit : vite dans les bambous, là !

Son immaturité proverbiale à l'écrit, y compris sur les bancs de cette législature inculte : mais sur les bancs de l'école, quand la maîtresse lui a dit "c'est du petit nègre", n'a-t-il pas eu "les boules"   ?

Ban-lieue, la bou-rse ou la vie, en la mineur délinquant. Sur les bancs tout c'temps, bouton noir, lave plus blanc.

Zéro à un commentaire de Mallarmé : "Aboli bibelot d'inanité sonore" par un examinateur noir, à qui il aurait dit, au rattrapage : trop difficile, d'ailleurs le sujet n'était dans le bon bol là.

Voyant trop d'étudiants étrangers, il aurait toujours cru que les espaces de circulation dans sa fac de droit s'appelaient des bamboulatoires.

(Liste non définitive)

Publié dans Autopsie du présent

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