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    <title><![CDATA[Nominis proelium est]]></title>
    <link>http://girofleegirofla.over-blog.com/</link>
    <description>Critique sociale /
Autopsie du présent /
Guérilla des mots</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Nominis proelium est]]></title>
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    <pubDate>Sat, 21 Feb 2009 19:12:04 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Sat, 21 Feb 2009 19:12:04 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 girofleegirofla.over-blog.com</copyright>            <category>Politique</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Esquisse d'argumentaire pour ne pas voter]]></title>
        <link>http://girofleegirofla.over-blog.com/article-5253437.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><font size="2">Il para&icirc;t qu'il y a des &eacute;lections pr&eacute;sidentielles dans trois ou quatre mois. Si vous pensez voter pour quelque candidat que ce soit (premier tour), et si vous croyez devoir faire pencher la balance annonc&eacute;e au second tour entre maman n&eacute;vropathe et paltoquet psychopathe, ne lisez pas ces lignes.</font></p>
<div style="text-align: justify;">  </div>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><font size="2">Par contre, si vous &ecirc;tes honn&ecirc;te, mod&eacute;r&eacute;, et que vous ne vous m&eacute;prisez pas assez pour augmenter d'une unit&eacute; votre contribution au choix le plus crasseux de l'histoire de la cinqui&egrave;me r&eacute;publique, ces lignes sont pour vous. Je propose un argumentaire de survie aux discussions &agrave; table devant les mati&egrave;res amylac&eacute;es, ou au travail devant la machine &agrave; caf&eacute; &eacute;quitable, au lit devant le divorce.</font></p>
<div style="text-align: justify;">  </div>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><font size="2">Le devoir r&eacute;publicain du vote, si vous l'accordez, n'a aucune consistance d&egrave;s lors que nous ne sommes plus en r&eacute;publique. Ce point est difficile, je sais, mais la r&eacute;publique est d'apr&egrave;s les meilleurs auteurs fond&eacute;e sur la vertu : pas sur la t&eacute;l&eacute;vision. Si l'on appelle r&eacute;publique un peuple qui se passionne pour des marionnettes, dites franchement qu'&agrave; ce compte la loi salique avait ceci de bon qu'on ne pr&eacute;tendait pas choisir l'in&eacute;vitable polichinelle.</font></p>
<div style="text-align: justify;">  </div>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><font size="2">Si vous ne mettez pas en doute l'existence de la r&eacute;publique (soit que vous &ecirc;tes d&eacute;j&agrave; fatigu&eacute; de ce que vous allez entendre, soit qu'on ne peut pas poser d'un coup toutes les &eacute;vidences devant les anxieux), dites alors : mais il s'agit du <span style="font-style: italic;">droit</span> de vote, et non du devoir. La Turquie, ce grand pays mod&eacute;r&eacute; destin&eacute; &agrave; devenir notre <span style="font-style: italic;">limes</span> contre les barbares, a ceci de despotique qu'on est oblig&eacute; de voter. L'in&eacute;vitable <span style="font-style: italic;">mais on s'est battu pour ce droit</span>, doit &ecirc;tre ici s&eacute;v&egrave;rement r&eacute;prim&eacute; : un droit n'est pas un devoir. Vous bottez en touche en disant qu'en g&eacute;n&eacute;ral ceux qui rappellent ces durs combats se trouvent le plus souvent dispens&eacute;s d'avoir &agrave; combattre quoi ce soit dans le pr&eacute;sent ou l'avenir. Le courage des anc&ecirc;tres ne se consomme pas : on l'a ou pas. Et &ccedil;a n'est pas une obligation.</font></p>
<div style="text-align: justify;">  </div>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><font size="2">On vous dira <span style="font-style: italic;">l'abstention r&eacute;volutionnaire c'est ringard</span>. Vous pouvez r&eacute;pondre qu'&eacute;tant donn&eacute; la nu&eacute;e des jeunes schnocks de ces temps fastueux vous prisez les d&eacute;lices d'une vieillesse qui vous donne (ou pas) le temps de lire ou relire les classiques. Si vous &ecirc;tes jeunes, vous dites : le ringard c'est ultrabranch&eacute;, depuis que que je corrige tous mes SMS avec le Littr&eacute;. D'ailleurs vous n'&ecirc;tes pas forc&eacute;ment r&eacute;volutionnaire, vous laissez cela au passionn&eacute;s du changement, parce que les choses vont forc&eacute;ment changer avec eux &eacute;tant donn&eacute; qu'ils ne vont pas cesser de repeindre les fa&ccedil;ades. Vous placez la <span style="font-style: italic;">muletta</span> apr&egrave;s les premi&egrave;res passes en disant que vous n'&ecirc;tes pas abstentionniste, car vous avez d&eacute;chir&eacute; votre carte &eacute;lectorale (option un peu romantique), ou que vous ne vous &ecirc;tes jamais inscrit (option tao&iuml;ste), ou que vous ne vous &ecirc;tes pas r&eacute;inscrit (option mod&eacute;rantiste).</font></p>
<div style="text-align: justify;">  </div>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><font size="2">On vous dira, est c'est un grand <span style="font-style: italic;">topos</span> du votant : il faut choisir le moindre mal. Il y a un bouquet de r&eacute;ponses, &agrave; vous de choisir le dosage. Ethique : si j'avais &agrave; choisir, je choisirai le bien. Document&eacute; Spinoza : et ce n'est pas parce que une chose est bonne qu'on la d&eacute;sire, mais parce qu'on la d&eacute;sire </font><font size="2">qu'on la trouve</font><font size="2"> bonne, alors le moindre mal, si &ccedil;a n'est pas le bien, c'est assur&eacute;ment le moindre d&eacute;sir (cet argument est une bombe, mais il a l'avantage que votre interlocuteur ne s'aper&ccedil;oit pas de la d&eacute;flagration, est d'un air agac&eacute; il dira : on ne peut pas discuter avec toi). Embarrass&eacute; : choisir entre la guerre et la paix sans doute, mais ce qui vous g&ecirc;ne c'est le d&eacute;grad&eacute;, entre le facho et l'escroc, les pantoufles arm&eacute;es et les bottes, les tanks ou la bombe atomique, les flics ou les militaires. Laconique : choisir le moindre mal dans les conditions de la libert&eacute; de choix ce n'est donc pas choisir. Churchillien : ils voulaient la paix et l'honneur, ils ont eu la guerre et la honte.</font></p>
<div style="text-align: justify;">    </div>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><font size="2">Ou encore : c'est de l'irresponsabilit&eacute; politique. L&agrave; je recommande que vous vous &eacute;nerviez un peu. L'irresponsable c'est celui qui croit choisir et n'est que le faire-valoir anonyme et d&eacute;go&ucirc;tant du non-choix. Ensuite vous ne laissez pas le mot de politique aux ignorants : la politique n'existe plus. Vous voyez seulement des vigiles dans un supermarch&eacute;, et des consommateurs poussant leur caddies en croyant vivre.<br /></font></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><font size="2">La question est alors : mais qu'est-ce que tu proposes ? Il faut r&eacute;pondre : rien. Ou : je propose qu'on fasse un moratoire de dix ans sur les propositions, assorti d'une interdiction de jouer au foot professionnel pendant la m&ecirc;me dur&eacute;e. C'est une mesure de salut public. Quant aux lettres au P&egrave;re No&euml;l, si vous vous laissez aller de temps &agrave; autre &agrave; les &eacute;crire, vous tenez pourtant &agrave; ne pas les poster, surtout dans les urnes. D'ailleurs vous n'aimez pas les formulaires pr&eacute;-&eacute;crits.</font></p>
<div style="text-align: justify;">  </div>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><font size="2">Tu penses que les fran&ccedil;ais sont des cons ? La vraie r&eacute;ponse patriotique est OUI. Votre garant est Charles de Gaule : &laquo;&nbsp;des veaux&nbsp;&raquo;, c'est pour cela qu'il a fait, comme on sait, de la r&eacute;sistance. Vous pouvez dire, non : les fran&ccedil;ais n'ont jamais exist&eacute;, c'est une nation sans nationalit&eacute; (Bonaparte).</font></p>
<div style="text-align: justify;"> </div>
<div style="text-align: justify;"> </div>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><font size="2">Tu nous m&eacute;prises ? Les deux r&eacute;ponses sont possibles. Vous jouez &agrave; pile ou face laissant le r&eacute;el d&eacute;cider. Mais vous pouvez &eacute;viter, en disant : peux-tu reposer ta question ? car je ne suis pas s&ucirc;r que tu l'aies bien comprise.</font></p>
<div style="text-align: justify;"> </div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 14 Jan 2007 19:12:35 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">2ba3e447bd724cfd4c25b461553ac142</guid>
                <category>Autopsie du présent</category>        <comments>http://girofleegirofla.over-blog.com/article-5253437-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Mon Orestie préférée]]></title>
        <link>http://girofleegirofla.over-blog.com/article-4506049.html</link>        <description><![CDATA[<div class="contenuArticle">
<div style="text-align: justify;"><font size="2">C'est l'histoire d'un type oblig&eacute; de r&eacute;gler des comptes qui sont pas vraiment les siens. Mais il les r&egrave;gle au point de devenir les siens, parce qu'il faut sortir sa soeur de l'esclavage, et tuer Maman. C'est pas gentil de tuer Maman (elle est morte ce matin, dit A. Camus, et c'est encore pire).<br /><br />Sauf que pendant longtemps les Erynies, les d&eacute;esses de la vengeance, poursuivent le type, enfonc&eacute; dans la cha&icirc;ne des vengeances. Il erre, il erre, et comme dit Lacan, les non-dupes errent. Il est un r&eacute;fugi&eacute; de fait, et non de droit.<br /><br />Il est si peu dupe de lui-m&ecirc;me et de tout, qu'il arrive &agrave; Colone, la banlieue d'Ath&egrave;nes o&ugrave; d&eacute;j&agrave; Oedipe &eacute;tait venu mourir.<br /><br />On lui envoie une d&eacute;l&eacute;gation : dis-donc, Oreste, tu vas quand m&ecirc;me pas la ramener (sfidare) chez nous ? Et lui de r&eacute;pondre : camarades, si je savais seulement vous dire &quot;j'ai eu raison&quot;. Mais non je ne le sais m&ecirc;me pas. D'ailleurs la seule chose que je sais c'est que je ne le sais pas. On imagine qu'il y avait un type silencieux dans la d&eacute;l&eacute;gation pour g&eacute;n&eacute;raliser ensuite, bien plus tard, cette parole.<br /><br />La d&eacute;l&eacute;gation retourne pour aller faire voter l'ar&eacute;opage. Les dextristes votent Oreste a eu tort, les sinistres votent Oreste a eu raison, &agrave; moins que ce ne soit l'inverse, et &ccedil;a fait 50-50, comme disent les dames du feaubourg (fifty-fifty).<br /><br />Blocage et crise parlementaire. Du coup Ath&eacute;na la ram&egrave;ne (sfidare), avec sa chouette, et ironise plut&ocirc;t gravement : moi je vote pour Oreste, non pas parce qu'il a eu raison, mais parce qu'il a eu le courage de poser la question : Ath&eacute;niens, ai-je eu raison ou tort ?<br /><br />C'est ainsi que les nouveaux dieux arriv&egrave;rent dans la Cit&eacute;. Les Erinyes devinrent les Eum&eacute;nides, c'est-&agrave;-dire les bienveillantes.<br /><br />Alors ce n'est pas de ma faute si je vous dit &ccedil;a : que la soeur, c'est le prol&eacute;tariat-masse des ann&eacute;es 60-70 en Italie ; que la Maman, c'est le compromis historique ; que les Erynies, c'est la gauche bien-pensante et si innocente ; que le temple de Delphes, c'est la rue Chapon ; qu'Ath&eacute;na et les Eum&eacute;nides, on pr&eacute;tend que c'est les autonomes, ce dont je ne suis pas s&ucirc;r. Mais ce dont je suis absolument s&ucirc;r, c'est qu'Oreste, c'est Oreste. Et Paolo, &eacute;videmment, mais Paolo n'a pas eu m&ecirc;me le droit de rester dans son faubourg : Paris 8.<br /><br />Non, ce qui est de ma faute, c'est que je vous dis que la rue Chapon non seulement j'y serais le mardi 21 novembre &agrave; 19 heures, mais que j'appelle &agrave; y &ecirc;tre tous ceux que l'Orestie italienne int&eacute;resse parce qu'elle est dans l'avenir de notre pr&eacute;sent. Et plus grave encore, j'appelle &agrave; ce qu'on prenne contact avec moi en bas de mes blog-m&eacute;chancet&eacute;s pour qu'on fasse le secr&eacute;tariat du dernier orateur antique et moderne que nous ayons en France : nous sommes tous des protoritaux r&eacute;fugi&eacute;s de fait. Et si nous ne faisons rien pour notre coll&egrave;gue Persichetti, nous aurons les Erynies, sans avoir rien commis. Mais jamais les Eum&eacute;nides. <br /><br />R&eacute;visez votre latin et si vous savez parler ritalique c'est mieux que bien. Voyez plut&ocirc;t le g&eacute;nie du ritalique :</font><br /></div>
<br />_________________________<br />Source : Oreste, le jour anniversaire 2006 de la boucherie nationale.<br /><br />SCRIPTA VOLANT... , <strong>2</strong> <br /><em><u><!-- Georgia --><font size="-1">.												            .</font></u></em><!-- American Typewriter --> <br /><center><!-- American Typewriter --> <br /><br />NB <u>pre-scriptum</u> : * je ne peux pas &ldquo;retraduire&rdquo; en italien, sauf si quelqu&rsquo;un/[e] me le demande <br />(s&rsquo;il y a une personne &ldquo;italophone&rdquo; qui voudrait le faire [bizarrerie... le contraire que d&rsquo;habitude et, mais &agrave; l&rsquo;apparence..., seulement &agrave; l&rsquo;apparence....plus &lsquo;extravagant], cela serait utile, pr&eacute;cieux m&ecirc;me&nbsp;!). <br /></center><!-- American Typewriter -->_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ 	 <br />	<font size="+1"><font size="+1"><font size="+1">C</font></font></font><!-- American Typewriter --><!-- American Typewriter --><!-- American Typewriter --><!-- American Typewriter -->e sera la derni&egrave;re fois (...peut-&ecirc;tre...&nbsp;l&rsquo;avant-, disons, derni&egrave;re...?) que nous &ndash; mes &lsquo;intimes Complices&rsquo; &amp;t moi &ndash; nous risquons de d&eacute;ranger les un[e]s, les autres...&nbsp;en envoyant &agrave; une liste d&rsquo;adresses h&eacute;t&eacute;roclite, quelque peu arbitraire &ndash; projection imaginaire...&ndash; o&ugrave; se retrouvent m&eacute;lang&eacute;es &lsquo;en vrac&rsquo; , d&rsquo;abord personnes polyglottes, bilangues au moins, mais aussi des personnes, respectivement, franco-... ou bien [r]italo-... [plus, peut-&ecirc;tre, aussi... qu&rsquo;est que j&rsquo;en sais..., anglo-..., am&eacute;ricano-..., hispano-..., luso-..., germano-..., arabo-..., yddish-..., napol&eacute;on-..., russe-..., colo-..., sino-..., lombardo-..., venetiano-..., veneto-..., kurdo-..., ladino-..., celto-..., occitano-..., amerindo-..., farsi-..., indiano-..., basco-..., &amp;tcetera, dont esperanto-..., idiolecto (egolatro-...), &amp;t.... &ndash;phone et/ou graphe, parfois, peut-&ecirc;tre &ndash; sans offense pour personne, pour aucune personne en particulier &ndash; nov.- voir n&ocirc;vissimo-languo- [il y en a l&eacute;gion, plus les hybrides...] phono/graphe.... <br /> De surcro&icirc;t, cette liste m&eacute;lange m&eacute;tiers, professions et non-, r&ocirc;les, postures, das Sein, auto-certifications, mais encore attitudes &lsquo;supposables&rsquo;, pr&eacute;sum&eacute;es envers nousautres, et en particulier &ldquo;celui qui vous &eacute;crive ici&rsquo;, c&rsquo;est-&agrave;-dire le dit-&lt;Oreste&gt;, soi-disant &lt;Moi, je...&gt;, tr&egrave;s diff&eacute;rentes, de l&rsquo;amiti&eacute; &agrave; l&rsquo;inimiti&eacute; [d&rsquo; Hostis &lt;Ennemi publique&gt;, et peut-&ecirc;tre aussi &ndash;qu&rsquo;est que j&rsquo;en sais...Qui en sabe? &ndash; d&rsquo; inimicus, &lt;ennemi priv&eacute;&gt;, ou les deux...] ; de la complicit&eacute; &agrave; la m&eacute;fiance, du &lsquo;feeling&rsquo; &agrave; l&rsquo;autisme communicationnel, de l&rsquo;estime au m&eacute;pris...ou alors des plus diff&eacute;rentes et changeantes nuances, avec en plus combinaisons, dosages..., sarcasme, condescendance, affectu&eacute;use compassion, projections &ldquo;pedagogiques&rdquo;.... et quoi d&rsquo;autre... indifference legerement gen&eacute;e, par exemple [&deg;&deg;&deg;]. <br /><br /> Nous nous excusons. Je m&rsquo;excuse de &ldquo;m&eacute;langer le ch&egrave;vre et le choux&rdquo;, d&rsquo;aligner des &lsquo;trucs&rsquo; (parfois des &ldquo;appels de pied&rdquo;) tr&egrave;s &ldquo;familiales&rdquo;, qui peuvent &ecirc;tre ressentis comme de l&rsquo;envahissance insolente, o&ugrave; &ndash; d&rsquo;une fa&ccedil;on sp&eacute;culaire, sym&eacute;trique &ndash; parler comme dans une &lsquo;tirade d&rsquo;assembl&eacute;e&rsquo;, une &ldquo;philippique&rdquo;, un tract, une conf&eacute;rence, une performance th&eacute;&acirc;trale, la mise-en-sc&eacute;ne d&rsquo;une fausse Conf&eacute;rence, d&rsquo;une Conf&eacute;rence [de presse, entre autres...]imaginaire, d&rsquo;une prestation de saltimbanque/cabotin/bonimenteur/cantastorie/.... &amp;tc &ndash;... parler de ce thon &agrave; des personnes intimes..., dans un m&eacute;lange continu, un oxymoron continu...&rsquo;intimopublique/ <br /><!-- American Typewriter --><!-- American Typewriter -->/publiq&rsquo;intime&rsquo;...&rsquo;m&eacute;galohumble&rsquo;...&rsquo;egocentrifuge&rsquo;.... [&deg;&deg;&deg;] <br /><br />	<strong><font size="+1">Cela pour dire : * Paolo... on attend le &ldquo;verdict&rdquo; sur sa semi-libert&eacute;. <br />* Quant &agrave; moi, &agrave; cette modeste action, ce petit geste de r&eacute;sistance... je continue, pour ce qui peut valoir... <br /></font></strong>	De maintenant, pour 48 heures 48, je suis contraint d&rsquo;en rajouter, de rajouter de surcro&icirc;t  <br /><strong>&ndash;</strong><!-- American Typewriter -->....ne rigolez pas !, m&ecirc;me un logomachique (pas &ldquo;-machiste&rdquo;, j&rsquo;ai dit &ndash;machique !, qui se d&eacute;fend du jugement/diagnostique &ndash; impertinent, non&ndash;pertinent &ndash; de &lt;logorrho&iuml;que&gt;, en l&rsquo;occurrence je pourrais tomber d&rsquo;accord sur une d&eacute;finition [n&eacute;o-]nosographique de &lt;logomaniaque&gt;, syndrome de logomanie... [toute conjecture, sur base anamnestique, en etiopathogen&egrave;se...pas ici, pas maintenant...] ) , m&ecirc;me un logo-maniaque, donc, j&rsquo;&eacute;tais en train de dire, peut avoir de l&rsquo;aphonie passag&egrave;re.... <strong>&ndash; </strong><font size="+1">je me vois contraint de rajouter donc, pendent 48 heures &agrave; compter de maintenant, une <strong>gr&egrave;ve de la parole</strong></font><strong> </strong>[?!?]. <br /><br />	<strong>* </strong>Premier R.V. (pour qui le voudrait et pourrait) mardi 21 [novembre 2006, of course...] &agrave; 19 h., ci dehors/dedans, 35 rue Chapon. <br /><br />	<strong>* </strong>Mercredi &lsquo;grand maximum&rsquo;, un <strong>texte sur les contextes, </strong>sur &lsquo;la suite&rsquo;.  <br /><br /><br /><strong><u><!-- American Typewriter -->OFF RECORDS&nbsp;</u></strong><!-- American Typewriter -->: pour le peu de personnes qui se solidariseraient... on a besoin des &ldquo;coups de main&rdquo; les plus vari&eacute;s &amp;t diff&eacute;rents : est-ce que vous ne voudrez pas nous envoyer un mail de mise &agrave; disposition, d&rsquo;offre d&rsquo;une &lsquo;tranche de son temps de vie, et pour quel type d&rsquo;activit&eacute;? <br />						Merci, OresteS. &amp;t C<!-- American Typewriter --><font size="-1">...</font><!-- American Typewriter -->omplices <br /><!-- Times New Roman --> <br /> <br /><br /><br /><br /><br />__________________________________________________________________________________________________________________ <br /><em><!-- Georgia -->dans les</em><!-- Georgia --> <em>d&eacute;venir autonomie commune, <br /></em><strong><em><!-- Georgia --><font size="+1"><font size="+1">A</font></font></em></strong><em><!-- Georgia -->ction <strong><font size="+1"><font size="+1">L</font></font></strong>ibertaire <strong><font size="+1"><font size="+1">A</font></font></strong>nti</em><!-- Georgia -->p&eacute;nale <br /><br /><em><!-- Georgia -->nei divenire autonomia comune,  <br /></em><!-- Georgia --><font size="-1">                                                                                     </font><strong><em><font size="+1"><font size="+1">A</font></font></em></strong><em>zione <strong><font size="+1"><font size="+1">L</font></font></strong>ibertaria <strong><font size="+1"><font size="+1">A</font></font></strong>nti</em>penale<em>  <br /></em><em><u><!-- Georgia --><font size="-1"> <br />.												            . <br /></font></u></em><!-- American Typewriter --><font size="+1"><font size="+1">SCRIPTA VOLANT... , <strong>2</strong> <br /></font></font><em><u><!-- Georgia --><font size="-1">.												            .</font></u></em><u><!-- Times New Roman --><font size="-1"> <br /><br /></font></u><center><strong><!-- Georgia --><font size="+1"><font size="+1"><font size="+1"><font size="+1"><font size="+1"><font size="+1">Sciopero della libert&agrave;</font></font></font></font></font></font></strong><!-- Georgia --><font size="+1">[<strong>*</strong>]<strong><font size="+1"> <br /><br /></font></strong></font></center><!-- Georgia --><font size="+1">[<strong>* </strong></font><strong><!-- Georgia --><font size="-1">Sul <em>paradosso della libert&agrave;</em> </font></strong><!-- Georgia --><font size="-1">&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg; <br />      &deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg; <br />      &deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg;&deg; </font><font size="+1">] <br /></font> <br /><br /><br /><br /><br /><br />&ndash;&ndash;&ndash;&ndash;&ndash;&ndash;&ndash; <br /><br /><strong>1.</strong> Le 10 nov. 06, &agrave; 13:27, trivum@no-log.org a &eacute;crit : <br /><blockquote>http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=72499 <br /><br /><br /> &lt;&lt;&lt;&lt;&lt; Recours de Persichetti : Oreste Scalzone s'autoembastille &agrave; Paris &gt;&gt;&gt;&gt;&gt; <br /><br />&lt;&lt;&lt; On r&eacute;percute d'abord une d&eacute;p&ecirc;che de l' Agence ANSA [l'&eacute;quivalent de l'AFP pour l'Italie], dat&eacute; Paris le 6 novembre : <br /><br /></blockquote> &lt;&lt; ANSA, Paris le 6 novembre &ndash; TERRORISME : INITIATIVE D'ORESTE SCALZONE EN SOLIDARIT&Eacute; AVEC PERSICHETTI. L'EX-LEADER DE POTERE OPERAIO S'AUTOEMPRISONNE DANS UNE CELLULE <br /><br />L'ex-leader de Potere Operaio [Pouvoir Ouvrier] s'installera dans un local de 14 m2, sans interrompre ses &quot;relations publiques&quot; - t&eacute;l&eacute;phone, internet - auxquels &quot;s'ajoutera probablement une webcam qui permettra un contr&ocirc;le par monitoring continu&quot;. <br /><br />Scalzone a d&eacute;cid&eacute; son geste &quot;par empathie, pour tenter de faire qu'un ami se sente moins seul, pour r&eacute;sister, protester, d&eacute;noncer, pour la ramener&quot;. <br /><br />&quot;L'objectif imm&eacute;diat de mon action, a ajout&eacute; Scalzone, est l'application de la mesure pr&eacute;vue par la loi &quot;Gozzini&quot; en faveur de Paolo [Persichetti] : c'est en effet mercredi prochain que sera examin&eacute; le ni&egrave;me recours de demande de semi-libert&eacute;&quot;. <br /><br />Scalzone a invit&eacute; les journalistes et les amis &agrave; venir le retrouver, d&egrave;s demain apr&egrave;s-midi [7 novembre], dans son espace d'&quot;autor&eacute;clusion&quot; au rez-de-chauss&eacute;e du 35 rue Chapon, Paris 3&egrave;me arr. <br /><br />------------------------------- <br /> COMMENTAIRE :	 <br /><br />Voir aussi son blog <br />(je traduis un <em>incipit </em>: <br /><br />&quot; je commence cette petite action qui consiste en un un geste d'auto reclusion en solidarit&eacute; avec paolo persichetti, comme une petite pierre en contribution a une campagne de protestation , de revendication , de r&eacute;sistance sur ce cas exemplaire ; <br /><br />non seulement pour le destin d'un seul mais pour celui de beaucoup d'autres ( donc ni l'individualisation d'un soutien ni une question &quot; priv&eacute;e.&quot;) <br /><br />a partir de 18h30, je suis &quot; en place&quot;, et serai heureux de de recevoir toute visite ( y compris de &quot; contr&ocirc;le) ou demande d''&eacute;claircissement&quot; <br /><br /><br />http://orestescalzone.over-blog.com/article-4467454.html <br /><br /><br />le 10/11/2006 &agrave; 13h18                                                                                            <br /><br />( Anthropologie Paris 8 DEMS, le 10/11/2006)</div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 11 Nov 2006 17:57:31 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">cef7c1a46e5cf9e38c2041ff7af25287</guid>
                <category>Autopsie du présent</category>        <comments>http://girofleegirofla.over-blog.com/article-4506049-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L'Orestie italienne]]></title>
        <link>http://girofleegirofla.over-blog.com/article-4488238.html</link>        <description><![CDATA[<font size="2"><font size="1">(D'un traducteur parlant italien comme une vache portugaise :)</font><br /><br /><span style="font-weight: bold;">Terrorisme : Initiative </span><font size="1" style="font-weight: bold;"><a href="http://orestescalzonefrance.over-blog.com/">d'Oreste Scalzone</a></font><span style="font-weight: bold;"> en solidarit&eacute; avec Persichetti. L'ex-leader de Potere Operario s'autoemprisonne dans une cellule.<br /><br />Agence ANSA, Paris le 6 novembre.<br /></span><br /><span style="font-weight: bold;"></span>L'ex-leader de Poetre Operaio [Pouvoir Ouvrier] s'installera dans un local de 14 m2, sans interrompre ses &quot;relations publiques&quot; - t&eacute;l&eacute;phone, internet - auxquels &quot;s'ajoutera probablement une webcam qui permettra un contr&ocirc;le par monitoring continu&quot;.<br /><br />Scalzone a d&eacute;cid&eacute; son geste &quot;par empathie, pour tenter de faire qu'un ami se sente moins seul, pour r&eacute;sister, protester, d&eacute;noncer, pour la ramener&quot;.<br /><br />&quot;L'objectif imm&eacute;diat de mon action, a ajout&eacute; Scalzone, est l'application de la mesure pr&eacute;vue par la loi &quot;Gozzini&quot; en faveur de <font size="1"><a href="http://anthropologiep8.over-blog.com/article-4464341.html" style="font-weight: bold;">Paolo [Persichetti]</a></font> : c'est en effet mercredi prochain que sera examin&eacute; le ni&egrave;me recours de demande de semi-libert&eacute;&quot;.<br /><br />Scalzone a invit&eacute; les journalistes et les amis &agrave; venir le retrouver, d&egrave;s demain apr&egrave;s-midi [7 novembre], dans son espace d'&quot;autor&eacute;clusion&quot; au rez-de-chauss&eacute;e du 35 rue Chapon, Paris 3&egrave;me arr.</font>]]></description>
        <pubDate>Fri, 10 Nov 2006 07:51:48 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">565b8e13df834e6d4dd4124aa6d67621</guid>
                <category>Autopsie du présent</category>        <comments>http://girofleegirofla.over-blog.com/article-4488238-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Un ami en Italie]]></title>
        <link>http://girofleegirofla.over-blog.com/article-4128270.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: center;"><font size="3">Nous en <font size="2"><a href="http://girofleegirofla.over-blog.com/8-categorie-764352.html" style="font-weight: bold;">parlions</a><span style="font-weight: bold;"> </span></font>cet &eacute;t&eacute; :</font><br /></div>
<img style="width: 473px; height: 669px;" class="CtreTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/39/08/98/paolo-passerelle-_640x480_.jpg" />]]></description>
        <pubDate>Wed, 11 Oct 2006 12:58:29 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">ee9d1b871b926a65996f670e80233dea</guid>
                <category>Autopsie du présent</category>        <comments>http://girofleegirofla.over-blog.com/article-4128270-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Danièle Huillet, retournée au cratère de la puissance]]></title>
        <link>http://girofleegirofla.over-blog.com/article-4126139.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><font size="2"><img width="420" height="283" class="CtreTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/39/08/98/illustrarticles/straub-huillet.jpg" /><br /><br />Nous parlions des <font size="1" style="font-weight: bold;"><a href="http://girofleegirofla.over-blog.com/article-3805349.html">ces rencontres avec eux</a></font>. Elle n'y sera plus.</font><br /><br /><font size="2">On pourrait raconter tout le n&eacute;gatif dans cette anecdote que rapporte le journal : refuser une &eacute;preuve de l'IDHEC (aggrav&eacute;e en &quot;F&eacute;mis&quot;) parce que le sujet est indigne de l'examen.</font><br /><br /><font size="2">Tout le positif, on n'en finira pas. Dans 500 ans, on verra encore Straub-Huillet avec surprise, quand les mille milliards d'images de notre mis&egrave;re se seront accumul&eacute;s dans un nuage magn&eacute;tique tout rose, am&eacute;nag&eacute; par les google-companies.</font><br /><br /><font size="2">Nous dirons, pour developper vite le n&eacute;gatif en positif, une id&eacute;e de Holderlin, dans Patmos je crois : l&agrave; o&ugrave; le dieu manque cro&icirc;t ce qui sauve. Ces Straub-Huillet auront fait ainsi la version prol&eacute;tarienne du Wo es war soll ich werden. Sans craindre, pour bien la servir, de faire table rase.</font><br /><br /><font size="2">Cette fille, on continuera de s'en souvenir, et de la voir, implacable et pr&eacute;cise comme sa diction, assise au pied de l'Etna. Les sandales d'Emp&eacute;docle retournent aujourd'hui au crat&egrave;re de la puissance. Nullit&eacute; de tous les pouvoirs du capitalisme analphab&ecirc;te, profondeur du communisme qui vient.</font><br /><br /><font size="2">Continue Straub. Tu es un des rares qui connaisse si bien les sentiers du d&eacute;sert.</font><br /><br />
<div style="text-align: center;"><font size="2">PROLETARIER ALLER L&Auml;NDER, VEREINIGT EUCH !</font></div>
</div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 11 Oct 2006 08:58:37 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">036eb85afa6e67bd07b2fd2d7480c754</guid>
                <category>Autopsie du présent</category>        <comments>http://girofleegirofla.over-blog.com/article-4126139-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Un secteur de l'Etat prépare-t-il une nouvelle insurrection  ?]]></title>
        <link>http://girofleegirofla.over-blog.com/article-3920124.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><font size="2">Les r&eacute;centes saillies du petit Nicolas contre les juges pour enfants de Seine Saint-Denis&nbsp; sentent le retour au naturel : un nouveau coup de pyromanie pompi&egrave;re, et hop, la campagne pr&eacute;sidentielle s'ouvre en repla&ccedil;ant la s&eacute;curit&eacute; <a href="http://girofleegirofla.over-blog.com/article-3499098.html">au centre (au &quot;coeur&quot;)</a> des d&eacute;bats des &quot;fran&ccedil;ais&quot;.<br /><br />Fallait-il se venger du pi&egrave;ge de gu&eacute;rilla malignement tendu aux CRS en Essone, ces derniers jours ? Fallait-il que la corporation des agents du maintien de l'ordre f&ucirc;t rassur&eacute;e par le jeune papounet de l'int&eacute;rieur ? Ou faut-il donner &agrave; l'<a href="http://girofleegirofla.over-blog.com/article-3738553.html">UMP</a> le pemier coup de sifflet qui donne enfin le vrai sens &agrave; son acronyme : Union pour une Milice Populo ?<br /><br />La bourgeoisie a r&eacute;ussi depuis fort longtemps &agrave; faire en sorte que les enfants tirent les conclusions pratiques de ce qu'ils voient &agrave; la t&eacute;l&eacute; : quoi de plus simple de les rabattre vers les beaufs, surtout si ceux-ci se font linguistes comme <a href="http://girofleegirofla.over-blog.com/7-categorie-752427.html">B&eacute;nisti</a>, ou fins tacticiens comme Devedjian. En plus, le m&eacute;diatico-parlementaire adore les anniversaires, comme les enfants : avec la bougie qui s'enflamme quand on souflle.<br /><br />On reco&iuml;nce le Villepin dans une troisi&egrave;me insurrection, on donne la permission aux pousses-au-jouir post coloniaux de se faire des ratonnades, on plastronne en pacificateur mod&eacute;r&eacute;, ambigu, radical, jaculatoire. Et on fait sa contre-insurrection, en disant que l'Etat d'urgence, &ccedil;a n'est pas suffisant. Il y pense certainement parce qu'il se croit intelligent, alors qu'il est seulement rus&eacute;. Il se la joue Fouch&eacute;, parce que &ccedil;a consonne avec faux-jeton. Un chou&iuml;a de coup d'Etat, un chou&iuml;a d'appel au calme. Chirac au inaugur&eacute; la r&eacute;publique des francs-chou&iuml;as.<br /><br />Les imb&eacute;ciles pensent que c'est le probl&egrave;me de la justice qui est en jeu. Mais non : c'est la r&eacute;publique qui est en question. Organiser des brutalit&eacute;s en &eacute;tant en position de force, se faire acclamer comme ultime recours, jouer les c&eacute;sars, montrer qu'on a des bottes sous les charentaises, fonder la 6&egrave;me avec Ubu-Nicolas-1er. Brutal, idiot, malsain. La franchouille, quoi, depuis thermidor.<br /><br />La gauche va pleurnicher, et S&eacute;gol&egrave;ne consulter ses militaires : oui mais, &ccedil;a ne branle plus dans le manche, puisqu'on n'a jamais vu une gauche fran&ccedil;aise, depuis la fin de la Commune, qui ne rev&acirc;t d'&ecirc;tre </font><font size="2">aussi</font><font size="2"> du c&ocirc;t&eacute; du manche. Non aux matraques luisantes, vivent les matraques farin&eacute;es, et ejusdem farinae. <br /><br />Cornegidouille, il est plus r&acirc;bl&eacute; que le Bonaparte. Mais avec moins de lettres. Et plus de vulgarit&eacute;. Et m&ecirc;me s'il fait mine de, et ne fait rien, il en fait d&eacute;j&agrave; assez pour &ecirc;tre l'embl&ecirc;me de la b&ecirc;tise fran&ccedil;aise. 300 fromages, &ccedil;a n'est pas assez.<br /><br />Si le coquin nous impose des brutalit&eacute;s pareilles, je dirai comme la marquise de Merteuil au comte de Valmont : &quot;Eh bien, va pour la guerre&quot;.</font></div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 22 Sep 2006 12:38:01 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">658dfecefb8aa796c43d28c743191a27</guid>
                <category>Autopsie du présent</category>        <comments>http://girofleegirofla.over-blog.com/article-3920124-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA["Et même dans nos plaisirs ...]]></title>
        <link>http://girofleegirofla.over-blog.com/article-3805349.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><font size="2">... <font size="3"><font size="2">nous serions trop seuls, trop mis&eacute;rables, si nous n'avions avec qui les partager.&quot; Rousseau, <span style="font-style: italic;">Emile IV</span>.<br /></font><br /></font></font><font size="2">On m'&eacute;crit gentiment : &quot;Tu n'es pas le seul &agrave; te revendiquer terroriste&quot;. En me donnant le <a href="http://www.cineuropa.org/newsdetail.aspx?lang=fr&amp;documentID=66759">lien suivant</a> :</font><br /><br /><font size="2">Le vendredi 7 d&eacute;cembre, d&eacute;sertant les autorit&eacute;s de La Mostra de Venise qui avaient d&eacute;sert&eacute; leur nouveau film, Jean-Marie Straub et Dani&egrave;le Huillet eurent ce joli trait :</font><br /><br /></div>
<div style="margin-left: 40px; text-align: justify;"><font size="2"><span style="font-style: italic;">Certes, on savait que les deux r&eacute;alisateurs ne seraient pas pr&eacute;sents aujourd'hui lors de la conf&eacute;rence de presse qui devait suivre le film. Mais la surprise a &eacute;t&eacute; totale lorsqu'en pr&eacute;sence de l'&eacute;quipe du film, le directeur du Festival lui-m&ecirc;me, </span><span style="font-style: italic;">Marco Muller</span><span style="font-style: italic;"> est venu expliquer le &quot;s&eacute;rieux probl&egrave;me&quot; r&eacute;v&eacute;l&eacute; par cette absence. Lors d'un coup de th&eacute;&acirc;tre, il a ouvert et lu une lettre envoy&eacute;e par le couple, &eacute;crite pr&eacute;cis&eacute;ment pour l'occasion. Une lettre d'ailleurs tr&egrave;s forte, au ton volontairement pol&eacute;mique contre le circuit du cin&eacute;ma institutionnel dont ils se sont toujours tenus &eacute;loign&eacute;s. Leur absence devait &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; comme &quot;une vendetta contre tous les ruffians&quot;, r&eacute;action contre tous ces festivals auxquels ils ont assist&eacute;s et d'o&ugrave; ils sont repartis les mains vides, Jean-Luc Godard ayant m&ecirc;me une fois pay&eacute; pour la projection de l'un de leurs films. Straub a ajout&eacute; qu'il ne pouvait &quot;se r&eacute;jouir avec toute cette milice priv&eacute;e et publique &agrave; la recherche d'un terroriste. <span style="font-weight: bold;">Le terroriste, c'est moi.</span>&quot;<br /><br /></span></font></div>
<div style="text-align: justify;"><font size="2">Ce qui met de la saveur &agrave; cette jolie rencontre manqu&eacute;e, c'est que le film s'appelle <a href="http://www.cineuropa.org/film.aspx?documentID=66234">Ces rencontres avec eux</a>.<br /><br />De m&ecirc;me, r&eacute;pondant dans les Temps Modernes (mars-juin 2006, p. 747), d'une sale petite accusation d'antis&eacute;mitisme (c'est la mode en ce moment d&egrave;s qu'on ose critiquer les rois d'Isra&euml;l), Alain Badiou &eacute;crit gentiment : <span style="font-style: italic; font-weight: bold;">Le juif, c'est moi</span>.<br /><br />Il y a des gens qui font leur Bar-Miztvah avec beaucoup moins de courage et de p&eacute;n&eacute;tration.<br /></font><br /><font size="2">C'est fou ce que les soliminoritaires se rencontrent, si nombreux, et dans les m&ecirc;mes id&eacute;es. Mon rabbin m'a dit : &quot;Normal : trois juifs, quatre communaut&eacute;s&quot;. (<span style="font-style: italic;">Proverbe ladino</span>)</font></div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 11 Sep 2006 15:43:02 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a7c4126599f58bb69b5d857ad0f4b508</guid>
                <category>Notes à la volée</category>        <comments>http://girofleegirofla.over-blog.com/article-3805349-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Où faire de dignes études quand on a vingt ans et qu'on ne laisserait jamais dire à personne que c'est le plus bel âge de la vie ?]]></title>
        <link>http://girofleegirofla.over-blog.com/article-3778877.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><font size="2"><img width="450" height="338" class="CtreTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/39/08/98/illustrarticles/sorbonne-amphi-1.jpg" /><br />Depuis Villon et Rabelais, nous savons que ce n'est pas &agrave; l'Universit&eacute; fran&ccedil;aise qu'on apprend &agrave; penser, ni m&ecirc;me qu'on apprend quoi que ce soit. Il y a cela de fort anciennes raisons qui tiennent &eacute;videmment &agrave; la soumission <span style="font-style: italic;">in statu nascendi </span>de l'Universit&eacute; &agrave; l'Eglise dans toute l'Europe. Mais si l'on veut faire court, on dira : tout universitaire est un cl&eacute;rical servile en puissance, comme s'en plaint le Faust de Goethe : &quot;j'ai tout &eacute;tudi&eacute;, m&eacute;decine et droit, et h&eacute;las aussi, la th&eacute;ologie&quot;. Il faudrait faire l'histoire nuanc&eacute;e de cette d&eacute;pendance.<br /><br /></font><font size="2">On noterait en particulier que la grande exception europ&eacute;enne &agrave; la b&ecirc;tise universitaire a &eacute;t&eacute; sans doute l'Universit&eacute; allemande depuis la R&eacute;forme jusqu'&agrave; 1933, parce qu'elle n'existait pas, en tout cas pas sous sous le sch&eacute;ma connu de d&eacute;pendance &eacute;tatico-cl&eacute;rical. Le morcellement de l'Etat (la <span style="font-style: italic;">Kleinstatterei</span>), la critique de l'Eglise, avait ouvert des espaces de pens&eacute;e libre : si vous perdiez votre poste dans une ville, vous passiez dans l'Etat voisin &agrave; 30 km, et l'on vous embauchait d'abord pour cette raison que le voisin vous avait chass&eacute; ; vous pouviez changer de th&eacute;ologie comme de chemise, &agrave; la seule et unique condition de savoir courir sans chemise (ce qui est normalement plus facile qu'avec). Il est remarquable,&nbsp; dans ces conditions, que toute la philosophie classique allemande, ait &eacute;t&eacute; universitaire. Ce qui n'a jamais &eacute;t&eacute; le cas en France.<br /><br /></font><font size="2">On noterait le cas particulier de &quot;notre pays&quot; comme dit Sarkozy, ou de &quot;notre langue&quot; comme dit B&eacute;nisti. Il est fort compliqu&eacute;, il faut le dire, au Moyen-&Acirc;ge, mais d'une simplicit&eacute; totale depuis Richelieu. Le cardinal-ministre, avec des raisons d'Eglise et d'Etat tr&egrave;s &eacute;videntes (car il s'agissait de garantir l'h&eacute;g&eacute;monie de l'une et de l'autre dans une centralisation politique que n'a jamais eue le Saint-Empire) au sortir des guerres de religion, et des insurrections de la Ligue : depuis 1630 environ, il n'est pas possible ni requis, qu'on pense quoique ce soit &agrave; l'Universit&eacute; fran&ccedil;aise, car c'est bien trop dangereux. Un luxe pour l'Etat (avoir des penseurs), se tournerait en d&eacute;sastre de l'Etat, s&eacute;ance tenante. De sorte que la figure dominante de l'universitaire est plut&ocirc;t celle d'un cur&eacute;, demi-savant, achetable avec la prochaine soutane propre (f&ucirc;t-elle d'occasion), pourvu qu'elle soit d'un meilleur grade, ou en ait l'apparence. Nous ne somme pas sortis vraiment de cette tradition, qui a fait qu'aucun penseur de langue fran&ccedil;aise n'a jamais eu une carri&egrave;re &agrave; l'Universit&eacute; : Descartes courait l'Europe, Pascal a v&eacute;cu dans des conditions de semi-clandestinit&eacute;, Malebranche si peu g&eacute;nial qu'il f&ucirc;t, &eacute;tait de toute fa&ccedil;on un fayot. A l'&eacute;poque moderne les Sartre et les Lacan &eacute;tait ha&iuml;s de l'Universit&eacute;. Et ils le lui rendaient bien.<br /><br /></font><font size="2">Mais toute dominance a sa marge, ou ses effets contraires. L'Universit&eacute; &eacute;tant ignare, on inventa le Coll&egrave;ge de France. La R&eacute;volution, si cruelle aux tyrans,&nbsp; recula (ce serait l&agrave; un aussi un grand sujet d'histoire) devant le monstre gothique : il lui fallut inventer les grandes &eacute;coles, l'une pour l'artillerie (Polytechnique,) l'autre pour les instituteurs (l'Ecole normale). On laissait l'universit&eacute; &agrave; sa crasse, charge &agrave; quelques esprits &eacute;clair&eacute;s d'y soulever lyriquement la poussi&egrave;re (ainsi, Michelet).<br /><br /></font><font size="2">Une autre exception du temps fut l'&eacute;poque structuraliste, avec en son terme central, Mai 68. Quelques grands noms, de L&eacute;vy-Strauss &agrave; Badiou, en passant par Deleuze, font &quot;contre-dominance&quot;, si je puis dire, &agrave; l'Universit&eacute;, pens&eacute;e par les All&egrave;gre, les Lang, les Ferry (le plus petit de ces derniers). Mais Lacan, lui, n'a honor&eacute; le seul d&eacute;partement de psychanalyse du monde (Vincennes), que d'une conf&eacute;rence prononc&eacute;e en compagnie de son chien (sa chienne ?). Et pour bien limiter sa contribution &agrave; l'espace universitaire (alors occup&eacute; &agrave; ses yeux par le discours de l'hyst&eacute;rique), il posa, chien de sa chienne, &quot;le discours de l'Universitaire&quot; dans sa typologie des quatre dicours. Celui du carabinier, en toutes acceptions du terme : il vient trop tard, et il n'est pas s&ucirc;r qu'il comprenne le crime. Mais s'il prend un air int&eacute;ressant, c'est qu'il est &eacute;videmment interess&eacute;.<br /><br /></font><font size="2">Quelque part entre Giscard et Mitterrand, quand s'est accomplie le ralliement du petit-bourgeois fran&ccedil;ais &agrave; l'Etat et au consensus, l'Universit&eacute; a jou&eacute; un r&ocirc;le capital : au petit-bourgeois urbain, ayant perdu par la force des choses, ce que Marx appelait, en fran&ccedil;ais dans le texte, la &quot;boutique&quot;, on octroya quelques hochets dans la science (autrement appell&eacute;e recherche) et la culture. On dira que la science et la culture, dans les usages du temps, sont deux mots de propagande pour signifier la disparition de la pens&eacute;e et de l'art.<br /><br /></font><font size="2">L'universitaire fran&ccedil;ais contemporain, vaguement de gauche puisque vaguement de tout, en particulier saisi par un <span style="font-style: italic;">otium</span> qu'il voudrait vaguement foucaldien et vaguement h&eacute;doniste, reste, sous ce vernis compass&eacute; de libert&eacute;, dans la tradition fran&ccedil;aise dominante de la soumission cl&eacute;ricale. Cette engeance, qui croit &ecirc;tre intellectuelle parce qu'elle est universitaire, c'est-&agrave;-dire id&eacute;ologue cl&eacute;rical mis&eacute;rable pay&eacute; au meilleur tarif de base, est pr&eacute;cis&eacute;ment d&eacute;crite par Jean-Claude Milner (on nous pardonnera une longue citation) pour la p&eacute;riode qui nous concerne :<br /><br /></font>
<div style="margin-left: 40px;"><font size="2" style="font-style: italic;">Quant &agrave; l'Universit&eacute;, le processus avait commenc&eacute; d&egrave;s 1969, il fut port&eacute; &agrave; son terme &agrave; partir de 1981. Parmi les gens d'&eacute;tude et de savoir, les meilleurs battaient des mains. Ils n'avaient pas per&ccedil;u que c'&eacute;tait l&agrave; seulement le signe le plus visible d'une entreprise infiniment plus large et qui les visait tous, bons et mauvais, petits et grands. La sentence d'inutilit&eacute; portait sur tout ce qui ne se bornait pas &agrave; refl&eacute;ter le social, et donc au premier chef sur les savoirs. &laquo; Servez nous &raquo;, dirent les notables dans un premier temps, et il faut bien avouer que leur appel re&ccedil;ut plus de r&eacute;ponses empress&eacute;es que de refus. Les plus empress&eacute;es des r&eacute;ponses se d&eacute;guisant volontiers en d&eacute;clarations oppositionnelles ; &agrave; partir de 1981 singuli&egrave;rement, naquit cette forme particuli&egrave;re de flatterie : se donner les gants de dire non au ma&icirc;tre progressiste en lui disant tr&egrave;s haut ce qu'il ne dit pas, parce que sa position de ma&icirc;tre le lui interdit, mais qu'il voudrait bien que quelqu'un dise, parce que cela confirme sa l&eacute;gitimit&eacute; progressiste.</font><br style="font-style: italic;" /><font size="2" style="font-style: italic;">Au premier temps de l'appel &agrave; servir, succ&eacute;da le second: &laquo; cessez de nous offusquer par trop de preuves d'un savoir excessif ou d'une p&eacute;n&eacute;tration d&eacute;sagr&eacute;able &raquo;, ajout&egrave;rent les notables. Il ne suffit pas de servir, il faut aussi se montrer humble. Il y eut des rh&eacute;teurs pour se faire les doctrinaires de cette humilit&eacute;, du Coll&egrave;ge de France au journal. De l&agrave; l'intellectuel d'aujourd'hui, pusillanime devant les forts, dur aux faibles, ambitieux sans dessein, ignorant sous les oripeaux de la p&eacute;danterie, impr&eacute;cis en style pointilleux, inexact en style d&eacute;taill&eacute;. Un roquet de compagnie.</font><br style="font-style: italic;" /><font size="2" style="font-style: italic;">Le plus souill&eacute; de ces petits animaux est bien l'universitaire tel qu'il est devenu. &Agrave; qui oserait s'int&eacute;resser aujourd'hui aux choses de l'esprit, je n'ai, appuy&eacute; d'une exp&eacute;rience d&eacute;j&agrave; longue, qu'un seul conseil &agrave; donner: fuyez l'enseignement et la culture tels qu'ils se proposent &agrave; vous en France. N'en devenez jamais les agents ni les patients. Ne croyez pas que rien demeure des l&eacute;gendes du si&egrave;cle dernier. Comprenez que la soci&eacute;t&eacute; fran&ccedil;aise a toujours &eacute;t&eacute; la plus ennemie du savoir et de la pens&eacute;e. Comprenez que d&eacute;sormais rien ne s'oppose &agrave; ce qu'elle donne libre cours &agrave; ses penchants. L'anecdote de Sartre donne la v&eacute;rit&eacute; du processus : aux yeux des socioFran&ccedil;ais, il ne faut plus qu'aucun dispositif existe par quoi quelqu'un dont le p&egrave;re venait de Cracovie ou de Lemberg, de Sicile ou de Catalogne, de Kabylie ou de Dakar, puisse &ecirc;tre suppos&eacute; comprendre un po&egrave;me de Ronsard ou une &eacute;glogue de Virgile mieux qu'un Fran&ccedil;ais de souche. [...]</font><br style="font-style: italic;" /><font size="2" style="font-style: italic;">Que reste-t-il alors &agrave; ceux qui savent ou qui, ne sachant pas, jugent licite de savoir?</font><br style="font-style: italic;" /><font size="2" style="font-style: italic;">Il convient &agrave; tout le moins qu'ils n'attendent rien de la soci&eacute;t&eacute;, car elle les tiendra, quelques titres nationaux qu'ils fassent valoir, pour &eacute;ternellement &eacute;trangers. Moins &agrave; cause de leur naissance - si d&eacute;cisive qu'elle soit - que par leur refus d'&ecirc;tre humbles. Il convient de plus qu'ils n'attendent rien d&eacute;sormais des dispositifs de gouvernementalit&eacute;; ceux-ci sont pris dans leur d&eacute;cision fantasmatique de refl&eacute;ter la soci&eacute;t&eacute; en tous points et de ne la brusquer en rien. Il convient enfin qu'ils n'attendent rien que d'eux-m&ecirc;mes : aller l&agrave; o&ugrave; les m&egrave;nent les forces du savoir et de l'&eacute;tude, sans craindre de d&eacute;placer les assis, de d&eacute;tr&ocirc;ner les puissants et d'exalter les m&eacute;connus.</font><br style="font-style: italic;" /><font size="2">(Existe-t-il une vie intellectuelle en France ? Ed. Verdier 2002) <sup>*</sup><br /><br /></font></div>
<font size="2">Ce portrait saisissant, touchant de si pr&egrave;s, et comme vivants, les immortels d'un soir du commentaire, du m&eacute;chant blog &eacute;l&eacute;gant, de la petite chose publi&eacute;e avant d'&ecirc;tre &eacute;crite, du caddy pleins de <span style="font-style: italic;">poubellications</span>, comme disait encore Lacan, et du petit fascisme de cours (je connais des foucaldo-deleuziens revendiqu&eacute;s qui font l'appel, non seulement parce que &ccedil;a fait s&eacute;rieux, mais qu'en plus c'est s&eacute;rieux), s'accompagne d'une directive. Nous la transformons derechef en une quadruple constatation :<br />&nbsp;</font><br /><font size="2">- Ce retour de l'Universit&eacute; &agrave; son habitus de niaiserie docte et servile, est attest&eacute; par un silence quasi-total depuis dix ans sur la discriminations (autrement appel&eacute;es &quot;accueil&quot;) des &eacute;tudiants &eacute;trangers.</font><br /><font size="2">- Il emporte aussi les grandes &eacute;coles depuis plus longtemps encore.</font><br /><font size="2">- La r&eacute;cente r&eacute;forme universitaire (on y reviendra), dite LMD, est un culmen de la servitude intellectuelle comparable &agrave; l'&eacute;poque de Richelieu (avec des tralalas pluridisciplinaires). </font><br /><font size="2">- Il n'y a d'indices d'un enseignement sup&eacute;rieur que dans des contextes de violentes critiques de l'universit&eacute; men&eacute;e contre l'<span style="font-style: italic;">establishment</span> post-68 repenti.</font><br /><br /><font size="2">On ne pense, en somme, que l&agrave; o&ugrave; il y a du chahut, et quand ce chahut, consiste &agrave; r&eacute;sister au &quot;modernisme&quot; des structures enseignantes, a pr&eacute;server un contenu que les gens &agrave; la page trouvent d&eacute;pass&eacute;, c'est-&agrave;-dire pas vendable dans une &quot;offre&quot; (oui c'est bien le terme) p&eacute;dagogique. C'est-&agrave;-dire dans tr&egrave;s peu d'endroits. Bien s&ucirc;r, et fort heureusement cette loi g&eacute;n&eacute;rale (une <span style="font-style: italic;">Regelm&auml;ssigkeit</span>, non une loi newtonienne), est contrebattue par des personnalit&eacute;s fortes, des enseignements originaux, un peu partout, ou nulle part, c'est selon (le temps et les rencontres). On cherchera au microscope avec l'espoir tout de m&ecirc;me un peu fond&eacute; par la nature des choses qu'il nous montrera beaucoup de microbes.</font><br /><br /><font size="2">J'ai trouv&eacute; un joli bouillon de culture. Prenez une fac post-gauchiste, rentr&eacute;e dans le giron avec d'autant plus de conformisme que son personnel doit rattraper sa carri&egrave;re. Pleine de jeunes schnocks qui se demandent comment les plus vieux ont voulu &ecirc;tre contestataires, alors que c'est si bon de jouir du monde, avec un air d&eacute;mocrate. Cette fac appliquera le LMD avec l'&eacute;nergie de tous les repentis, celle qui fait mettre en prison n'importe quel coll&egrave;gue d&eacute;nonc&eacute;. Trouvez dans cette Universit&eacute;, un petit d&eacute;partement qui vivote en conflit permanent, et s'&eacute;carte des moeurs feutr&eacute;es, de la paix mortelle. Une particule de moyenne grosseur agit&eacute;e d'un mouvement brownien comparables &agrave; des petites guerres primitives &agrave; la Pierre Clastres. Un d&eacute;partement contraint de bricoler ses dipl&ocirc;mes de toute fa&ccedil;on intellectuellement incompatibles avec la philosophie g&eacute;n&eacute;rale qui accompagne les ECTS et autres cartes de cr&eacute;dits de l' &quot;offre&quot;. C'est le d&eacute;partement d'anthropologie de Paris 8, les Roms de cette Universit&eacute; g&eacute;r&eacute;e comme la mairie d'un village endogame qui n'accepte pas les gens du voyage :</font><br /><br /><font size="2">C'est <a href="http://anthropologiep8.over-blog.com/">l&agrave;, par exemple,</a> que j'irais faire mes &eacute;tudes, si j'avais l'&acirc;ge et l'&eacute;nergie des meilleures rencontres.<br /><span style="text-decoration: underline;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><br /><font size="1">(*) Nous admirons l'oeuvre de Jean-Claude Milner pour l'&eacute;clairage qu'elle porte sur bien des sujets. Mais cette admiration est pour le moins temp&eacute;r&eacute;e, il faut le dire aujourd'hui, par le traitement inflig&eacute; &agrave; Alain Badiou et Claire Winter venant d'un aboyeur nomm&eacute; Marty (pas celui de la mer Noire) dans les derniers Temps Modernes. C'est d&eacute;j&agrave; une chose mauvaise et injuste de traiter Badiou d'antis&eacute;mite (le coup vient de Benny L&eacute;vy,&nbsp; voir <a href="http://girofleegirofla.over-blog.com/article-3481621.html">ici m&ecirc;me</a> &agrave; son sujet un certain jour de f&eacute;vrier 1972). C'est plus grave encore de laisser partir les coups, et de th&eacute;oriser en silence &agrave; qui il faudrait les distribuer. Les m&ecirc;mes qui avaient r&eacute;dig&eacute; un pamphlet contre &quot;la bande &agrave; Badiou&quot;, et pratiquement les m&ecirc;mes qui ne nous trouvaient pas assez antisionistes &agrave; l'&eacute;poque des comit&eacute;s Palestine,&nbsp; trouvent maintenant antis&eacute;mites tous ceux qui prononcent le mot &quot;juif&quot; en dehors de leur coterie. Mis&egrave;re. On devra y revenir.</font></font></div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 08 Sep 2006 07:21:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f4d0dfe12b80cacbda02f4cc3c3af5c9</guid>
                <category>Autopsie du présent</category>        <comments>http://girofleegirofla.over-blog.com/article-3778877-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La Marseillaise des beaufs]]></title>
        <link>http://girofleegirofla.over-blog.com/article-3738553.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><font size="2"><img class="CtreTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/39/08/98/illustrarticles/marseillaiseump.jpg" /><br />Regardez ces incultes qui chantent la Marseillaise la main sur le coeur : comme des protestants am&eacute;ricains chantent &quot;The Star-Spangled Banner&quot;. Parce qu'ils ont vu &ccedil;a &agrave; la t&eacute;l&eacute;. C'est le chant de l'arm&eacute;e du Rhin &quot;vu &agrave; la t&eacute;l&eacute;&quot;. Comme le ferait Bush par exemple. De Gaulle aurait &eacute;clat&eacute; de col&egrave;re. Nous sommes tous devenus des am&eacute;ricains.</font><br /><font size="2">O&ugrave; trouvez-vous des ignorants pareils ? A l'Universit&eacute; d'&eacute;t&eacute; de l'UMP, sans doute transport&eacute;s par la harangue de leur beauf en chef, qui veut prendre sa revanche sur Mai 68, et qui veut qu'on se l&egrave;ve quand le prof rentre dans la salle. Mis&egrave;re !</font><br /><font size="2">Comme je l'ai d&eacute;j&agrave; not&eacute; dans les &quot;b&eacute;nisteries&quot;, ce sont en g&eacute;n&eacute;ral les plus incultes qui vous objecteront les valeurs &eacute;ternelles du terroir, et vous diront ce que c'est que la vraie culture. Ils s'agglutineront une main sur le coeur et la matraque dans l'autre quand on les sifflera pour le prochain pogrom.</font><br /><font size="2" style="font-style: italic;">Oh, say, can you see, by the dawn's early light,</font><br style="font-style: italic;" /><font size="2" style="font-style: italic;">What so proudly we hail'd at the twilight's last gleaming ?</font><br /><font size="2">Et les rombi&egrave;res voudront chanter comme Barbara Streisand : abreuve mon sillon, ducon.</font><br /></div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 04 Sep 2006 19:49:17 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">54a5ea32741d6b688154de305ad42989</guid>
                <category>Autopsie du présent</category>        <comments>http://girofleegirofla.over-blog.com/article-3738553-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
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        <title><![CDATA[Considérations sur les vacances]]></title>
        <link>http://girofleegirofla.over-blog.com/article-3677877.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><font size="2">Quand la barbarie du travail c&egrave;de, pour un temps, &agrave; celle des loisirs : malheur de voir le monde comme une vitrine qu'on aborde &agrave; pas lents, avec des allures bovines ; troupeau humain effondr&eacute; dans un bien-&ecirc;tre que r&eacute;glent des vigiles. Eviter les chiens et d&eacute;guster sa glace, couvert de pacotille. Baiser parce que c'est le moment ou jamais, parce que le temps a disparu : ainsi donc, &eacute;vitons les longueurs. Vie portative avec frigo idoine. Consommer chaque miasme de l'&eacute;ternel pr&eacute;sent. Ne plus parler que par borborygmes. Dictature des enfants. Mourir enfin plus con que jamais, encr&eacute;m&eacute; sous un beau soleil pourri.</font><br /><br /><font size="2">D&eacute;sastre s'il manque un seul c&ocirc;t&eacute; &agrave; ce triangle, une seule dimension &agrave; cette asc&egrave;se : bien-aimer, bien-vivre, bien-dire. Le touriste, comme production mondiale indiff&eacute;renci&eacute;e, est &agrave; l'exact oppos&eacute; de tous les types asc&eacute;tiques de l'histoire humaine. Le bon temps comme haine de la vie, et de la sienne en particulier.<br /></font></div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 30 Aug 2006 07:21:03 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">0e30c4cd4f94392764008d5217c637f9</guid>
                <category>Autopsie du présent</category>        <comments>http://girofleegirofla.over-blog.com/article-3677877-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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